CHIRURGIE MAMMAIRE
L’augmentation mammaire composite associe, au cours d’une même intervention, la pose d’un implant mammaire et une injection de graisse prélevée sur la patiente. L’implant apporte l’essentiel du volume. La graisse, réinjectée autour et au-dessus de lui, épaissit les tissus de couverture et adoucit les contours de la poitrine, en particulier au niveau du décolleté. Cette technique est souvent envisagée chez les patientes minces, dont les tissus sont trop fins pour bien masquer une prothèse seule. Elle ne convient toutefois pas à toutes les situations.
L’augmentation mammaire composite associe, lors d’une même intervention, un implant mammaire et une injection de graisse prélevée sur la patiente. L’implant apporte le volume principal. La graisse sert surtout à épaissir les tissus qui recouvrent l’implant et à adoucir les contours. Cette technique est souvent discutée chez les patientes minces aux tissus fins. Elle implique cependant le suivi propre à un implant et les contraintes d’une greffe graisseuse. Son indication se décide après un examen clinique.
Le terme « composite » signifie simplement que deux techniques sont associées. On parle aussi parfois d’augmentation mammaire hybride.
Une augmentation mammaire composite est une intervention de chirurgie esthétique du sein qui combine deux gestes. Le premier est la pose d’un implant mammaire. Le second est un lipofilling, c’est-à-dire une greffe de graisse prélevée sur la patiente, purifiée puis réinjectée dans le sein.
Pour bien comprendre l’intérêt de cette association, il faut distinguer ce qu’apporte chacune.
L’implant est le composant qui crée le principal volume. Il permet de choisir avec précision la taille, la forme et la projection de la poitrine. Contrairement à la graisse, il ne se résorbe pas. C’est lui qui détermine l’essentiel du gain de bonnet obtenu.
La graisse joue un rôle différent. Elle n’est pas là pour augmenter fortement le volume, mais pour améliorer la transition entre l’implant et les tissus. Elle est déposée en fins filets dans la zone où le bord de l’implant risquerait d’être visible ou palpable, le plus souvent dans la partie haute et interne du sein.
Cette couverture supplémentaire permet d’obtenir un décolleté plus progressif. Dans certains cas, cela permet aussi de corriger une légère différence de volume entre les deux seins.
La technique composite répond à des situations précises. En effet, ce n’est pas une version « améliorée » de l’augmentation mammaire, adaptée à toutes. Le choix dépend de la morphologie, de la qualité des tissus et du projet de la patiente.
La technique composite est fréquemment envisagée dans les cas suivants :
Si vous souhaitez comparer avec l’ensemble des options, notre page consacrée aux différentes techniques d’augmentation mammaire présente les trois techniques pratiquées.
À l’inverse, d’autres situations orientent vers une autre option, ou imposent de différer l’intervention :
Aucune technique n’est meilleure dans l’absolu. Chacune répond à un objectif et à une morphologie. Le tableau ci-dessous résume les différences principales. Il reste indicatif : c’est la consultation qui confirme la faisabilité.
| Critère | Prothèses seules | Lipofilling seul | Technique composite |
|---|---|---|---|
| Composition | Implant | Graisse de la patiente | Implant et graisse |
| Gain de volume | Défini par l’implant, variable selon le projet | Modéré, un bonnet environ au maximum | Défini surtout par l’implant |
| Stabilité du volume | Pas de résorption | Résorption partielle, souvent de 20% à 40% | Implant stable, résorption possible de la graisse |
| Rendu des contours | Dépend de l’épaisseur des tissus | Souple | Contours adoucis par la graisse |
| Zones de prélèvement | Non | Oui | Oui |
| Suivi de l’implant | Oui | Non | Oui |
| Tarif au cabinet du Dr. Sedbon | 5 500€ | 5 500€ | 6 000€ |
Pour mieux comprendre le choix de l’implant (forme, projection, positionnement), découvrez notre guide consacré à l’augmentation mammaire par prothèses.
Avant le premier rendez-vous, quelques questions aident à clarifier le projet :
Ces réponses orientent l’échange avec le chirurgien. Elles ne suffisent pas, seules, à déterminer la technique.
Le parcours se déroule en plusieurs étapes, de la première consultation au bloc opératoire. Chacune a un rôle précis dans la sécurité de l’intervention.
La première consultation permet d’examiner la poitrine, la qualité de la peau, la largeur du thorax et les zones de prélèvement possibles. Le chirurgien s’intéresse aussi aux antécédents médicaux et aux attentes de la patiente. Des mesures et des photos sont réalisées.
Un bilan d’imagerie mammaire est ensuite prescrit. Selon les recommandations reprises sur le site, il dépend de l’âge : une échographie avant 30 ans, une mammographie à une incidence complétée par une échographie entre 30 et 40 ans, une mammographie complète et une échographie après 40 ans. Ce bilan sert aussi de référence pour les examens futurs.
En chirurgie esthétique, la loi impose un devis détaillé et un délai de réflexion. Ce délai minimum est de quinze jours après la remise du devis détaillé, daté et signé, et il ne peut pas être réduit, même à la demande de la patiente.
L’intervention se déroule sous anesthésie générale. Elle comprend trois étapes principales :
Après une technique composite, la récupération concerne à la fois les seins et les zones de prélèvement. Les suites combinent donc celles des deux gestes.
Dans les premiers jours, une sensation de tension dans les seins est fréquente, surtout lorsque l’implant est placé sous le muscle. Les zones de prélèvement peuvent être sensibles, avec des courbatures, des ecchymoses et un gonflement. Des antalgiques sont prescrits.
Un soutien-gorge de contention est mis en place, ainsi qu’un vêtement compressif sur les zones de prélèvement. À titre de repère, après une pose de prothèses seule, le cabinet indique environ 15 jours d’arrêt de travail, une contention de 6 semaines et une reprise du sport après 6 semaines.
Juste après l’intervention, la poitrine paraît plus volumineuse et plus haute qu’elle ne le sera. Ce volume inclut l’œdème et la part de graisse qui ne se greffera pas.
Ensuite, l’implant descend progressivement et le sein prend une forme plus déroulée. La graisse non greffée est éliminée dans les premiers mois. Le résultat s’apprécie généralement autour de 6 mois. Il peut encore évoluer avec les variations de poids, une grossesse ou le vieillissement naturel des tissus.
Comme toute chirurgie, l’augmentation mammaire composite comporte des risques. Elle cumule ceux de la pose d’un implant et ceux de la greffe de graisse. Il est important de les connaître avant de prendre une décision.
Les complications précoces possibles sont l’hématome, l’infection, un épanchement de liquide ou une modification de la sensibilité de l’aréole. À plus long terme, un implant peut être concerné par une coque (rétraction de la capsule autour de l’implant), une rupture, un déplacement ou l’apparition de plis.
Une complication rare doit aussi être connue. Le lymphome anaplasique à grandes cellules associé à un implant mammaire (LAGC-AIM) est une forme rare de lymphome, et un groupe d’experts de l’INCa a établi en 2015 un lien entre sa survenue et le port d’un implant. Par précaution, l’ANSM a retiré du marché certains implants macrotexturés et recouverts de polyuréthane, considérés comme un facteur de risque.
La greffe graisseuse a ses propres limites. Une partie de la graisse injectée ne survit pas et est éliminée, ce qui rend le résultat de cette part moins prévisible. De petits nodules ou kystes, le plus souvent bénins, peuvent apparaître. Des irrégularités sur les zones de prélèvement sont également possibles.
Sur le plan de la sécurité, la HAS indique que les données disponibles ne permettent pas encore de conclure formellement, mais que les taux de complications immédiates rapportés sont relativement faibles.
L’implant n’a pas de durée de vie programmée, mais il n’est pas définitif. Un contrôle clinique annuel et une échographie mammaire tous les deux à trois ans sont recommandés, complétés par une IRM en cas de doute.
La graisse greffée peut laisser de petites calcifications bénignes, que les radiologues savent généralement distinguer. Il est conseillé de signaler l’intervention lors de chaque examen d’imagerie.
Certains signes doivent amener à contacter le chirurgien sans attendre le rendez-vous de contrôle :
Le prix d’une augmentation mammaire composite est un peu plus élevé que celui d’une technique seule. Il associe deux gestes et une durée opératoire plus longue.
Au cabinet du Dr. Sedbon à Paris, le tarif pour une augmentation mammaire composite à visée esthétique est de 6 000€. Ce tarif comprend les honoraires du chirurgien et de l’anesthésiste, les frais de bloc opératoire et d’hospitalisation. La première consultation est facturée 90€. La deuxième consultation et les consultations de suivi dans l’année qui suit l’intervention ne sont pas facturées.
Un devis détaillé est remis après l’examen clinique.
Lorsqu’elle est réalisée à visée esthétique, l’intervention n’est pas prise en charge par l’Assurance Maladie. Certaines situations relevant de la chirurgie réparatrice, comme une asymétrie majeure ou une malformation, peuvent faire l’objet d’une prise en charge.
Eurojuris, l’obligation d’information renforcée du chirurgien esthétique : eurojuris.fr
Le lipofilling mammaire utilise uniquement la graisse de la patiente, sans implant. Le gain reste modéré, de l’ordre d’un bonnet au maximum. La technique composite associe un implant, qui apporte le volume principal, et une injection de graisse, qui sert surtout à couvrir et adoucir les contours. Elle permet donc un gain plus important, mais implique le suivi propre à un implant.
Le gain dépend surtout du volume de l’implant choisi, de la largeur du thorax et de l’élasticité de la peau. Il n’existe pas de chiffre valable pour toutes les patientes. Le volume est défini en consultation, à partir de mesures, afin qu’il reste cohérent avec la morphologie.
Non, pas nécessairement. La quantité de graisse utilisée est généralement plus faible que pour un lipofilling seul, car elle sert à affiner les contours et non à créer tout le volume. Une réserve minimale reste toutefois nécessaire. L’examen clinique permet de vérifier si les zones de prélèvement sont suffisantes.
Pas obligatoirement à une date fixe. Un implant mammaire n’a pas de durée de vie programmée, mais il n’est pas définitif. Un contrôle clinique régulier et une imagerie périodique sont recommandés. Un changement de prothèses peut être envisagé en cas de rupture, de coque ou d’évolution du résultat.
Les suites associent celles des deux gestes. Les seins peuvent être tendus, surtout si l’implant est placé sous le muscle. Les zones de prélèvement donnent souvent des courbatures et des ecchymoses. Des antalgiques sont prescrits, et une douleur qui augmente au lieu de diminuer doit amener à contacter le chirurgien.
Dans la majorité des cas, l’allaitement reste possible, car l’implant est placé derrière la glande mammaire. La voie d’abord choisie peut toutefois avoir une influence. Si un projet de grossesse est envisagé, il est utile d’en parler dès la première consultation.
Décrivez votre projet en quelques mots et notre équipe vous recontactera sous 24h pour organiser votre consultation. Toute intervention chirurgicale nécessite une consultation médicale préalable obligatoire et un délai de réflexion légal de 15 jours.
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